Par Les Afriques
Economie. Articles publié(e) le 2009-02-12Lionel Zinsou à Paris, Dambisa Moyo à Londres et Victor Ndiaye à Dakar, appellent l’Afrique à profiter de la crise financière pour reprendre son destin en main. Contre l’attentisme actuel, le banquier d’affaires béninois plaide pour des mesures de relance offensives et innovantes. L’économiste zambienne, qui vient de présenter à Londres un livre intitulé L’aide est morte, se veut aussi explicite : « Aucun pays au monde ne s’est développé avec l’aide uniquement », lance-t-elle presque en réplique au dernier sommet de l’Union africaine, où les politiques ont appelé au maintien de l’aide publique au développement. Quant à Victor Ndiaye, il assène avec la conviction d’un financier bien initié aux rouages de l’appareil : « Je regarde l’Afrique comme le dernier endroit au monde qui dispose d’un potentiel de développement capable d’en faire la locomotive de la croissance mondiale en ce début du 21e siècle. » Les arguments défendus par ces trois intellectuels rejoignent ceux de nombreux économistes africains. L’Afrique, qui sera hautement représentée au prochain sommet du G20, prendra-t-elle le temps d’écouter son intelligentsia ?
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