Qui sommes-nous ?
Nous contacter
Notes, Rapports
Blog, Médias
S'inscrire
Register


Afrique du sud : ce que nous réserve l’après élection | CAPafrique
Afrique du sud : ce que nous réserve l’après élection

View of harbor with the city and Table mountain in the background, South Africa. Trevor Samson 2007, World Bank, Flickr.
Par Henri de Villeneuve
Politique. Note publié(e) le 2009-04-20


Johannesburg, le 19 avril 2009 - À la fin de ce mois plus de 20 millions de Sud-africains feront le geste désormais ordinaire d’aller voter pour designer le parti victorieux des élections législatives, et en même temps, indirectement, le futur président pour les cinq prochaines années de la nation arc en ciel. Cette élection au sommet s’accompagnera également du renouvellement des assemblées provinciales ainsi que de leurs équipes dirigeantes.

Cette élection se déroule dans une configuration inédite, depuis sa première mouture démocratique en 1994, dans la mesure où elle fait suite à :
* la démission « obligée » du président Thabo Mbeki en septembre 2008 ;
* la création d’un nouveau parti politique – le COPE – crée par des figures éminentes de l’ANC ;
* le choix de Jacob Zuma comme président du parti alors que celui-ci a fait la « une » de la chronique judiciaire en relation avec des accusations principalement de corruption.

À ceci s’ajoute une crise économique, dont le pays commence à sentir les effets, pour l’essentiel liés à l’environnement international, après plus de huit ans de croissance soutenue.

Contrairement à beaucoup, je ne me hasarderai pas à essayer de prévoir le destin de l’Afrique du Sud dans les années qui viennent, mais peut être de fournir des clés qui permettront certains de deviner au fil des mois les évolutions possibles de ce pays à la lumière de son histoire et des circonstances décrites précédemment. À ce sujet, je crois essentiel, pour quelques observateurs patentés de cette région d’Afrique, de rappeler ce qui a pu être écrit quand Nelson Mandela a été élu en 1994, puis quand Thabo Mbeki lui a succédé en 1999 et enfin quand Jacob Zuma a été élu a Polokwane à la tête du plus vieux parti politique africain (1912) en décembre 2007. Il apparaît très clairement que l’histoire de l’Afrique du Sud et le comportement atypique de ses principaux acteurs ont déstabilisé les grilles de lecture traditionnelles des experts occidentaux, dont certains attendent avec impatience l’échec de cette nouvelle Afrique du Sud pour enfin constater que décidément ce continent est voué à l’échec. À mes yeux, rien n’est moins sûr.

Quelles sont d’abord les constantes de la vie politique et sociale sud africaine vingt ans après le démantèlement de l’apartheid ? Lire la suite



Commentaires

Vous souhaitez réagir ?

Votre nom :


Votre commentaire :


Ressources :
Type : Note
Pôle : Politique africaine
Thème : Politique
Publié par : Henri de Villeneuve
Paru le : 2009-04-20

Plus d'options :
Télécharger l'article
Imprimer l'article


Pour en savoir plus :
Ma proposition pour... sortir la République centrafricaine de la crise
Ma proposition pour... faire avancer la démocratie en Afrique
Afrique du sud : ce que nous réserve l’après élection
Les défis de l'Afrique en 2009 (1/9) : élections
Arche de Zoé : Déby inspiré par Kadhafi
Qui sera Président demain ?
Le Prix Mo Ibrahim de la bonne gouvernance : coup d’épée dans l’eau ou pavé dans la marre ?
La femme est l'avenir de l'homme politique africain

Bibliographie :
Le Zimbabwe sur la voie du redressement économique
Afrique du sud : ce que nous réserve l’après élection
Black Empowerment en Afrique du sud : le défi de l'élargissement
Afrique-France : fin de partie ou nouvelle donne ?