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Le Sud aussi a besoin de plans de relance | CAPafrique
Le Sud aussi a besoin de plans de relance

Par Adrien de Tricornot
Economie. Articles publié(e) le 2009-04-28


(...) L’activité restera globalement atone en Afrique en 2009 mais l’« acquis de croissance » statistique de 2008 va laisser apparaître une hausse de 2 % à 3 %. Laquelle, en raison de la croissance démographique, correspondra à une stagnation du revenu par habitant... « Compte tenu des inégalités, cette stagnation fait retomber des dizaines de millions de personnes en Afrique sous le seuil de pauvreté », alerte M. Zinsou, président du conseil d’orientation du think tank CAPafrique.

Syndrome du « bon élève »
L’état d’urgence s’est donc imposé au G20 de Londres. « Les moyens accrus du FMI et les réformes qu’il a proposées pour attribuer plus facilement et de façon moins stigmatisante des crédits aux pays émergents en difficulté devraient avoir des effets rapides », prévoit Laurence Boone, chef économiste de Barclays Capital en France. « C’est la première fois que le FMI et la Banque mondiale admettent que les Etats africains vont légitimement pouvoir intervenir pour une relance de grande ampleur, explique M. Zinsou. C’est la fin du “consensus de Washington” » prôné jusqu’ici, selon lequel le marché pouvait tout et l’Etat était incapable de soutenir efficacement la croissance, ce qui justifiait des programmes d’ajustement budgétaire drastiques. Il estime que l’Afrique pourrait mobiliser 50milliards de dollars, soit 4 % de son PIB, via le FMI, la Banque mondiale et la Banque africaine de développement.

Mais il s’inquiète de la volonté effective des Etats africains d’utiliser ces financements pour soutenir l’activité domestique. L’Afrique serait trop marquée par le syndrome du « bon élève » du FMI, alors que le professeur a changé de doctrine. Des aides aux secteurs stratégiques locaux comme le bois, les mines ou les ports, y seraient encore considérées comme un luxe de pays riches. Face à la chute de leurs recettes fiscales, notamment douanières, beaucoup d’Etats au sud du Sahara se sont jusqu’ici limités « à laisser augmenter leur dette vis-à-vis des entreprises qui, subissant déjà la baisse de la demande et des problèmes de liquidités, licencient du coup à tout-va », explique M. Zinsou.
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Type : Articles
Pôle : Economie et finance africaines
Thème : Economie
Publié par : Adrien de Tricornot
Paru le : 2009-04-28

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