Par Matthieu Loitron, en collaboration avec Michaël Cheylan
Immigration. Rapport publié(e) le 2006-05-02La récente polémique autour de l’immigration choisie et la fuite des cerveaux a été l’occasion de prises de positions très tranchées entre d’un côté ceux qui défendent cette politique comme une oeuvre généreuse débouchant sur un jeu gagnant/gagnant, et de l’autre ceux qui dénoncent le pillage des cerveaux dommageable pour les pays les plus pauvres.
A l’évidence, la liaison entre migration et développement est loin d’être univoque. La mise en place d’une politique d’immigration à destination des « talents » peut constituer un levier essentiel pour le développement à travers l’amélioration de la circulation des compétences entre le Nord et le Sud, contribuant ainsi notamment à la formation des élites et à la consolidation d’une classe moyenne dans les pays en développement.
Mais elle peut aussi, si l’on n’y prend garde, représenter un danger majeur pour l’avenir des pays pauvres, en particulier pour les pays d’Afrique, qui risquent de se voir déstabilisés par la fuite massive de leur main d’œuvre qualifiée.
L’analyse de l’état actuel des migrations permet de formuler quelques pistes de propositions afin de limiter les effets négatifs de la « fuite des cerveaux ».
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